Marginales
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Veaux, vaches, cochons, couvées
by Various Authors
Part 241 of the Marginales series
Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales
Chaque jour qui passe exclut une espèce animale du menu des humains. Comme si un cycle s'interrompait, qu'il était dit que désormais le vivant ne nourrirait plus le vivant, le vif ne saisirait plus le vif. Une grand-peur gagne les esprits, d'autant plus prégnante qu'elle passe par les corps, et par le mystère de leur fonctionnement interne. Mystère largement éclairci par le savoir, mais la divulgation, toujours incomplète, ne donne que davantage le vertige. La connaissance chèrement acquise révèle qu'au-delà de ce qui est su se cache ce qui reste indéfiniment à découvrir. Et c'est ainsi que le sol semble se dérober sous les pas. Comment se fier au plancher des vaches, si les vaches elles-mêmes ne sont plus fiables?
D'autant qu'elles n'en peuvent mais, ces pauvres ruminantes. On leur a donné à mâcher ce dont elles n'ont jamais eu le goût, ce qu'elles se seraient bien gardées de happer elles-mêmes. Ah, si le voeu des fabulistes s'était réalisé, si elles avaient été douées de la parole! À quels réquisitoires aurions-nous eu droit! À quand un nouveau roman de renard, o se ferait le procès, avec éloquentes bêtes à la barre, de la folie et de l'hypocrisie humaines?
Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la consommation de viande animale avec des écrivains comme Véronique Bergen, Luc Dellisse ou encore Colette Lambrichs.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Corinne Hoex, Pierre Puttemans, Michel Torrekens, Laurent Demoulin, Roger Foulon, Emmanuèle Sandron, Patrick Virelles, Alain Bosquet de Thoran, Jean Jauniaux, René Hénoumont, Jack Keguenne, Daniel Simon, Véronique Bergen, Jean Claude Bologne, Michel Joiret, Alain Bosquet de Thoran, Yves Wellens, Monique Thomassettie, Claude Javeau, Emmanuel Raveline, Alain Bosquet de Thoran, Luc Dellisse, Marianne Hendrickx, Colette Lambrichs, Vénus Khoury-Ghata et Alma Lazarevska.
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Le rendez-vous de Bethléem
by Various Authors
Part 246 of the Marginales series
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Le scandale, durant les semaines d'affrontement autour de la Basilique de la Nativité, était partout. Et d'abord dans les coeurs et les mémoires. Quelque chose survenait qui ne pouvait pas se limiter à la banalité terne et révoltante des images d'actualité. On ne regardait pas les écrans broyeurs du quotidien sans une douloureuse incrédulité, on n'écoutait pas les commentaires vidés de tout sens sans une déprimante consternation. Mais qu'aurait-on dû montrer au lieu de ces plans insipides qui semblaient prélevés dans des stocks d'archives glanés n'importe o ? Que pouvait-on proférer d'autre que les propos nivelants qui ramenaient l'inconcevable au niveau du fait divers ordinaire ? Là, pour le coup, l'universel reportage avouait des carences, exhibait des insuffisances criantes. Il s'agissait d'autre chose que de manoeuvres de chars dans une ruelle de Bethléem, localité de Cisjordanie (24 000 habitants), occupée par Israël depuis le Guerre de Six Jours. Mais de quoi s'agissait-il exactement ? Tenter de le dire, c'était brasser des millénaires d'humanité, convoquer une kyrielle de légendes, passer en revue quelques visions du monde, invoquer Dieu dans tous ses états.
Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique d'Israël avec des écrivains comme Vincent Engel, Françoise Houdart ou encore Jean-Luc Outers.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Jacques Sojcher, Vincent Engel, Tahar Bekri, Ha-Lekhem Ha-Adom, Jack Keguenne, Anne-Marie La Fère, Alain Suied, Daniel Simon, Alain Sancerni, Kenan Görgün, Françoise Houdart, Roger Foulon, Éric Brogniet, Huguette de Broqueville, Adolphe Nysenholc, Philippe Jones, Chantal Boedts, Jacques Lefèbvre, Mohamed Hmoudane, Véronique Bergen, Claude Javeau, Otto Ganz, Françoise Nice, Jalel El Gharbi, Yves Wellens, Jean-Luc Outers, Alain Berenboom, Jean Jauniaux et Herman Portocarero.
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Le monde selon Bush
by Various Authors
Part 249 of the Marginales series
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La petite planète o nous sommes est dans la main d'un seul petit homme et l'on voudrait que cela fonctionne ? Depuis que le monde a cessé d'être bipolaire, jamais il n'y eut une telle concentration de pouvoir en aussi peu de dépositaires. En un seul, en fait : la structure politique des États-Unis est ainsi conçue, son président est investi d'une autorité telle que l'on ne peut que sourire amèrement à l'idée que cette même nation se donne pour la première démocratie au monde. Laissez dès lors ce même potentat sans rival à l'échelle de l'astre tout entier, et vous avez la situation que nous sommes en train de vivre : Ubu-Roi, non pas comique, mais cosmique.
Au temps de l'un de ses prédécesseurs, Richard Nixon, les caricaturistes allaient bon train. Peu de présidents furent autant haïs. Le pauvre homme, qui était loin d'être un petit saint, mais qui avait une certaine stature d'homme d'État, sous le mandat duquel l'homme marcha sur la Lune et l'Amérique se mit à parler avec la Chine connut, avant la destination, toutes les épreuves, et en particulier celle du ridicule. Il fut plus parodié que quiconque, eut droit à un pamphlet dévastateur par un des plus grands écrivains de son temps (le "Tricky Dickie" de Philip Roth) était devenu la tête à claques de son époque. À cté de lui, George W. Bush semble étonnamment épargné. Roth s'est contenté de dire, devant une caméra de télévision, qu'il était un âne. Arthur Miller a déclaré, pince-sans-rire, qu'il lui semblait mal préparé pour le job. Pour reprendre une expression chère à une grande dame du journalisme récemment disparue, il semble que la consigne ait été donnée de ne pas tirer sur une ambulance.
Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la politique de George W. Bush avec des écrivains comme Jacqueline De Clercq, Tom Goldschmidt ou encore Alain Bosquet de Thoran.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Liliane Schraûwen, Jean Jauniaux, Jacques Lefèbvre, Tom Goldschmidt, Daniel Simon, Jacqueline De Clercq, Otto Ganz, Roger Foulon, Chantal Boedts, Huguette de Broqueville, André Delcourt, Anne-Michèle Hamesse, Guy Vaes, Alain Bosquet de Thoran, Françoise Houdart, Yves Wellens, Emmanuèle Sandron, Kenan Görgün, Jean Jauniaux, André Sempoux, Véronique Bergen, Alain van Crugten et Eduardo Mendicutti.
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Le peuple, cet inconnu
by Various Authors
Part 295 of the Marginales series
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Il vient de faire sa rentrée fracassante dans le grand rapport social. On le croyait dissous dans une indéfinissable masse qui n'avait d'autre droit que d'être consultée, à intervalles variés selon les calendriers institutionnels, par un système qui ne se référait à lui que par convention. Aussi longtemps qu'il s'est conformé à ce rituel selon les règles lentement ajustées au fil du temps, en respectant des pointillés implicites qui avaient cherché avec prudence à ne bousculer l'ordre convenu qu'en ne débordant pas les limites prévues, ce mécanisme a donné satisfaction. Le peuple, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a accompagné de la sorte un demi-siècle de tranquillité relative dans la partie du monde qui avait maté la majorité des territoires qui lui étaient extérieurs avec un procédé d'annexion qui avait pour logique celle du colonialisme.
L'ébranlement de cet usage ignorant sa propre cécité a été la première alerte menaçant la survie d'un partage de la planète considérée comme un quatre-quarts...
Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique du peuple avec des écrivains comme Jean Jauniaux, Catherine Deschepper ou encore Laurent Grison.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Étienne Verhasselt, Catherine Deschepper, Luc Dellisse, Marc Meganck, Bernard Dan, Alain Dartevelle, Jean-Baptiste Baronian, Alain De Kuyssche, Claude Raucy, Jean-Pierre Berckmans, Yves Wellens, François Harray, Jean Jauniaux, Corinne Hoex, Hermine Bokhorst, Françoise Pirart, Laurent Grison, Philippe Remy-Wilkin, Christo Datso, Philippe Meurisse, Jack Keguenne, Emmanuel Donnet, Daniel Simon, Jean-Chrysostome Tshibanda, Grégoire Polet et Jean-Pol Baras.
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Johnny-Flupke Hallyday
by Various Authors
Part 297 of the Marginales series
Un recueil de textes littéraires sur l'idole des jeunes (et moins jeunes) !
C'est entendu : la mort de Johnny, célébrée par tout un peuple, adhérents de la dernière heure, panurgiens et opportunistes compris, s'est enlisée dans la plus saumâtre des affaires de famille, o la règle du capitalisme triomphant camouflée dans une idylle de fin de vie et une adoption tiers-mondiste (selon l'expression désormais mal portée) d'avant-dernière heure, a déployé son infâme loi avec un cynisme immonde.
Au point que notre choix du thème, à peine diffusé, s'est trouvé remis en question, ce qui explique le retard de cette parution que Jean Jauniaux et moi avons maintenue en raison de la qualité des contributions qui avaient reflété — avant que le veau d'or n'intervienne — l'émotion éprouvée lors de la disparition du chanteur français le plus illustre de sa génération.
Ce dont nous ne nous doutions pas, c'est que cette même Amérique, à laquelle Johnny s'était si vainement mesuré, allait l'absorber dans la pire de ses aliénations coupables : la loi du profit.
Découvrez le numéro 297 de la revue Marginales, la voix de la littérature belge dans le concert social. Sous la direction de Jacques De Decker.
EXTRAIT DE Les joueurs de flûte par Marc Wilmet
Le 31 octobre 1981, au lendemain de la mort de Georges Brassens, je me trouvais dans le train Bruxelles-Milan pour un séminaire qu'on m'avait demandé à l'Université de Metz. Gare après gare, les journaux des kiosques égrenaient à la une le portrait encadré de noir du chanteur.
Le compartiment était presque vide (heureuse époque o les professeurs invités recevaient un billet de première classe). Seul un jeune Américain, accoudé à la fenêtre, rédigeait des notes. En profitant d'une brève escapade hygiénique, j'ai eu l'indiscrétion de déchiffrer quelques lignes de son carnet et lu sous le dessin d'une moustache : Who is this guy? « Qui est ce type ? » Ainsi, Brassens, que Gabriel Garcia Márquez et le numéro du 12 décembre 1982 de la Revue Clarin de Buenos Aires allaient déclarer « le meilleur poète du moment en France », lui était totalement inconnu !
À trente-cinq ans de distance, ne nous leurrons pas. Qui, en dehors de la Francophonie, se sera vraiment ému du décès de Johnny Hallyday (ou d'ailleurs de la perte de l'académicien mondain Jean d'Ormesson qu'avaient médiatisé ad nauseam les Bernard Pivot et les Michel Drucker) ? L'effervescence, déjà, ne semble pas avoir franchi la frontière linguistique de la Belgique. N'empêche, elle a été par ici d'une ampleur rare.
Les gens de ma génération — j'avais 20 ans en 1960 — ne s'intéressaient guère aux « idoles des jeunes ». Nos références musicales ne furent pas celles-là, même si les éclats des tumultueuses amours successives du rockeur arrivaient de loin en loin : Sylvie Vartan (combien jolie !), Nathalie Baye (ah ! difficile de pardonner cet écart de goût à l'actrice de Truffaut), les copains, les motos, l'alcool, la drogue, le barnum du Stade de France, les évasions fiscales..., aucun obstacle apparent à la légion d'honneur, à l'« hommage populaire » et multi-présidentiel du 9 décembre 2017. Puis la maladie.
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